POLITIQUE

‎RDC : Félix Tshisekedi échange avec le nouveau chef de la MONUSCO sur la mise en œuvre des résolutions de l’ONU

Victorieux  Manassé CIBANGU

Par Victorieux Manassé CIBANGU

15 April 2026 • 8 min de lecture

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‎RDC : Félix Tshisekedi échange avec le nouveau chef de la MONUSCO sur la mise en œuvre des résolutions de l’ONU
‎Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a reçu ce mardi 15 avril à la Cité de l’UA , le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Congo , et chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC, James Swan, dans le cadre d’un entretien de prise de contact marqué par des enjeux sécuritaires majeurs. 
‎Cette première rencontre officielle entre les deux personnalités , intervient dans un contexte où les attentes des autorités congolaises vis-à-vis de la mission onusienne restent élevées, notamment en matière de stabilisation et de protection des populations civiles.
‎Au cœur des échanges, les deux personnalités ont discuté en tête-à-tête de la mise en œuvre du nouveau mandat confié à la MONUSCO par le Conseil de sécurité des Nations Unies à travers la résolution 2808, ainsi que des responsabilités opérationnelles découlant de la résolution 2773. Ces textes, récemment adoptés, redéfinissent les priorités de la mission onusienne en République démocratique du Congo, en mettant un accent particulier sur l’appui aux forces nationales, la protection des civils et le renforcement des mécanismes de suivi des engagements sécuritaires.
‎A en croire les informations issues de cette rencontre, ces deux résolutions engagent la mission onusienne à fournir un appui opérationnel, logistique et technique afin d’assurer l’effectivité du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu. 
‎Ce dispositif, tel que défini lors des discussions internationales tenues à Washington et à Doha, prévoit notamment le déploiement d’observateurs indépendants, la mise en place de structures conjointes de coordination et le recours à des outils modernes de collecte et d’analyse de données sur le terrain.
‎Il sied de préciser que les discussions de Washington ont principalement porté sur le cadre stratégique et diplomatique du cessez-le-feu, avec une forte implication des partenaires internationaux. Il y a été question de définir les garanties nécessaires pour assurer le respect des engagements pris par les différentes parties, ainsi que les modalités de financement du mécanisme de surveillance. Tandis que, les pourparlers de Doha ont permis d’approfondir les aspects opérationnels et humanitaires, notamment en ce qui concerne l’accès aux zones affectées par les conflits, la protection des populations civiles et la coordination avec les acteurs régionaux impliqués dans la médiation.
‎Au-delà des considérations techniques, le Chef de l’État congolais a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre rapide et efficace de ces résolutions, dans un contexte où la situation sécuritaire à l’est du pays demeure préoccupante. Les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri continuent en effet d’être le théâtre d’affrontements entre les forces armées congolaises et plusieurs groupes armés, dont certains bénéficieraient de soutiens extérieurs, selon Kinshasa.
‎L’objectif principal reste le rétablissement de l’autorité de l’État congolais sur l’ensemble du territoire national. Cela passe notamment par le démantèlement des administrations parallèles jugées illégitimes dans les zones actuellement sous occupation militaire rwandaise, mais aussi par la restauration des institutions étatiques, le retour des populations déplacées et la relance des activités socio-économiques dans les zones affectées par les violences.
‎Dans cette optique, la MONUSCO est appelée à jouer un rôle d’accompagnement renforcé, en appui aux Forces armées de la République démocratique du Congo, tout en poursuivant son mandat de protection des civils. Le nouveau chef de la mission onusienne, James Swan, a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à travailler en étroite collaboration avec les autorités congolaises afin de répondre aux défis sécuritaires et humanitaires auxquels le pays est confronté.
‎Par ailleurs, cette rencontre a également permis d’aborder la question du retrait progressif de la MONUSCO, un processus amorcé à la demande du gouvernement congolais. Les deux parties ont souligné la nécessité de garantir que ce retrait se fasse de manière responsable et coordonnée, en tenant compte de l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain et des capacités des forces nationales à prendre le relais.
‎Rappelons cependant que cette rencontre marque une étape importante dans la coordination entre les autorités congolaises et les Nations Unies, dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant à l’est de la République démocratique du Congo. Elle témoigne également de la volonté commune de renforcer la coopération internationale en vue de parvenir à une paix durable et à une stabilisation effective du pays.

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