L’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration (APCSC) est confrontée à de nouvelles interrogations autour du dossier relatif à 100 000 m³ de produits pétroliers, soit l’équivalent de 100 millions de litres de carburant, attribués sous régime d’exonération dans le cadre du projet routier Mbuji-Mayi–Nguba.
Le dossier, impliquant la société Ultimate Oil & Gaz, fait désormais l’objet d’un examen au sein même de l’APCSC, alors que l’Inspection générale des finances (IGF) a demandé des éclaircissements à l’Agence sur les conditions de validation du statut de sous-traitant de cette entreprise et sur les exonérations fiscales associées.


Dans une correspondance datée du 9 septembre 2026, l’IGF a saisi l’APCSC afin d’obtenir des informations et des documents concernant le dossier Ultimate Oil & Gaz.
Les interrogations portent notamment sur les éléments ayant permis de reconnaître cette société comme sous-traitante du projet routier Mbuji-Mayi–Nguba, ainsi que sur la procédure ayant conduit à la prise en charge de 100 000 m³ de produits pétroliers exonérés.
L’intervention de l’organe de contrôle financier ouvre ainsi une phase de vérification sur la régularité et la traçabilité des différentes étapes administratives du dossier.
Dans ce contexte, le président du Conseil d’administration de l’APCSC, le professeur Claude Mamba Kabasu, a convoqué une session extraordinaire ce lundi 21 septembre 2026.
Selon la convocation, le Conseil doit notamment examiner la situation de l’Agence à la suite des révélations rendues publiques et se pencher sur la gestion du directeur général, Freddy Yodi Shembo, relativement au dossier des exonérations accordées à Ultimate Oil & Gaz.
Cette réunion intervient alors que le dossier soulève des enjeux à la fois financiers, fiscaux et institutionnels.
Une copie de la convocation aurait également été transmise à la Première ministre pour information.
L’un des principaux points à éclaircir concerne le statut d’Ultimate Oil & Gaz en tant que sous-traitant du projet.
Les documents et informations relayés publiquement font apparaître des interrogations sur la nature exacte des relations contractuelles entre cette société et les acteurs du projet Mbuji-Mayi–Nguba.
L’IGF cherche notamment à établir les fondements documentaires ayant permis la validation de ce statut et la mise en œuvre du régime d’exonération lié aux produits pétroliers.
À ce stade, ces vérifications ne constituent pas, à elles seules, une conclusion sur une éventuelle responsabilité pénale des personnes concernées.
Avec un volume annoncé de 100 000 m³ de produits pétroliers, le dossier présente un enjeu financier et fiscal significatif.
Au-delà des responsabilités individuelles qui pourraient éventuellement être établies à l’issue des contrôles, l’affaire pose une question plus large sur les mécanismes de contrôle et de traçabilité applicables aux exonérations accordées dans le cadre des projets issus des conventions de collaboration.
La documentation des contrats, des demandes d’exonération, des validations administratives et de la destination effective des produits devrait ainsi être au centre des vérifications.
La session extraordinaire du Conseil d’administration constitue désormais une nouvelle étape dans ce dossier.
Les conclusions de cet examen interne, ainsi que les éventuelles suites données aux demandes de l’IGF, devraient permettre de mieux comprendre le circuit administratif ayant conduit à la reconnaissance d’Ultimate Oil & Gaz comme sous-traitant et à l’octroi des exonérations concernées.
Pour l’heure, le dossier reste en cours d’examen. Les conclusions définitives devront être fondées sur les documents officiels et les résultats des contrôles engagés.
DYSACNEWS.NET continuera à suivre l’évolution de cette affaire.
Merci beaucoup nous attendons la suite